REVUE DE PRESSE AFRIQUE

A la Une: climat et sécurité

On commence par le climat. « One Planet Summit s’imposait à plus d’un titre, souligne Fraternité Matin en Côte d’Ivoire. Tant il est vrai que nul n’ignore que les engagements pris collectivement contre les changements climatiques restent encore fragiles. Et qu’il faut, ce faisant, œuvrer ardemment pour leur donner du coffre et de l’influence, en justifiant davantage leur justesse. En un mot, il faut sauver l’accord de Paris des velléités d’abandon par les uns et les autres qui pourraient provenir d’un certain découragement imputable au retrait américain (…). »

« Climat : allez Macron ! », s’exclame pour sa part Cas-Info. « Le monde du climat a trouvé son nouveau champion, pointe le site congolais : Emmanuel Macron. Malgré l’absence sans surprise du président américain du sommet de Boulogne-Billancourt, près de Paris, le jeune président français, volontariste, s’est montré déterminé en donnant un coup de pied dans la fourmilière hier devant plusieurs chefs d’États et institutions publiques et privées. « On ne va pas assez vite, et c’est ça le drame », a déploré le président français qui a noté que le monde était en train de perdre la bataille contre le réchauffement climatique. »

Wakat Séra au Burkina s’interroge : « combien de COP et de Sommets climat seront-ils encore nécessaires pour engager la limitation de la hausse des températures provoquée surtout par les hauts fourneaux occidentaux, américains et chinois ? En tout cas, il serait temps que les résultats de ces rencontres et surtout les engagements que les Africains eux-mêmes prendront puissent se matérialiser dans l’urgence. Car nombre de pays du continent noir sont menacés par une crise alimentaire sans précédent, les saisons agricoles, fortement dépendantes de la pluviométrie n’ayant pas donné les récoltes escomptées. »

G5 Sahel: l’espoir est-il permis ?

D’un sommet à l’autre donc, ce mercredi, on va parler sécurité : « Au lendemain du sommet de Paris sur le climat, pointe Jeune Afriqueune réunion à la Celle-Saint-Cloud, en région parisienne, va réunir aujourd’hui le président français, les membres du G5 Sahel ainsi que la chancelière allemande, le Premier ministre italien, le ministre saoudien des Affaires étrangères et le président de la Commission de l’UA. Objectif : discuter du financement de la force conjointe antiterroriste. »

« L’espoir est permis », lance Le Pays au Burkina. « Il faut saluer la volonté et la ténacité d’Emmanuel Macron à ne pas laisser le bébé du G5 Sahel mourir de sa belle mort, malgré les difficultés à mobiliser les fonds nécessaires à son opérationnalisation. (…) À côté des 50 millions d’euros promis par l’Union européenne, des 60 millions de dollars d’aide bilatérale globale promise par les États-Unis, des 10 millions de chacun des cinq pays fondateurs du G5 Sahel et des 8 millions d’euros (surtout en matériel) de la France, l’Arabie Saoudite devrait confirmer ce 13 décembre, une contribution de 100 millions de dollars. Avec cette cagnotte, on est loin du compte des 400 millions d’euros nécessaires, mais ce serait déjà un pas encourageant, pointe Le Pays. Par ailleurs, connaissant la force de persuasion de l’hôte du sommet, Emmanuel Macron, on peut nourrir l’espoir de voir plusieurs autres contributeurs cracher au bassinet. »

En fait, relève Ledjely en Guinée « si l’objectif initial était de mobiliser l’intégralité du budget, dorénavant, on pourrait procéder par étape. Ainsi, par réalisme, Emmanuel Macron aurait personnellement suggéré que les fonds jusqu’ici mobilisés puissent être engagés pour faire fonctionner le mécanisme, ne serait-ce que pour la première année. L’idée qui se cache derrière cette suggestion serait qu’avec les premiers résultats de la force conjointe, d’autres partenaires pourraient être séduits. Mais il y a cependant un risque, relève Ledjely. Si l’impression positive ainsi attendue ne se produit pas, le projet pourrait tout simplement prendre fin à l’issue d’une seule année. Ce qui en dit long sur le dilemme auquel Roch Marc Kaboré, Ibrahim Boubacar Keïta, Ould Abdel Aziz, Mahamadou Issoufou, Idriss Deby et Emmanuel Macron sont confrontés. »

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