REVUE DE PRESSE AFRIQUE A « la Une », Haftar marche sur Tripoli

« Khalifa Haftar vient de déclarer la guerre à Tripoli et à toutes les forces placées sous le gouvernement du Conseil présidentiel », lance Libya Observer. Ce site d’information souligne que l’homme fort de l’est libyen a fait diffuser sur Internet un message dans lequel il ordonne aux troupes qui lui sont loyales « d’avancer » sur la capitale libyenne.

Selon The Libyan Address, le gouverneur de la banque centrale libyenne aurait « quitté Tripoli » hier soir à bord d’un avion à destination de la Tunisie et ce site d’information signale aussi « le départ de deux membres du Conseil présidentiel », également en direction de la Tunisie.

De son côté, le site Internet de la chaîne d’information Al-Jazira estime que Khalifa Haftar « met en péril les négociations de paix à venir, organisées par les Nations Unies, dans le but de tracer une feuille de route pour de nouvelles élections ».

La main de Bédié n’a pas tremblé contre les frondeurs du PDCI

En Côte d’Ivoire, le PDCI sanctionne ses « frondeurs ». Le parti historique ivoirien, dirigé par l’ancien président Bédié, exclut plusieurs de ses caciques alliés au président Ouattara. Le vice-Président Daniel Kablan Duncan, mais aussi plusieurs ministres, dont Patrick Achi, secrétaire général de la Présidence, « écopent tous d’une exclusion temporaire pour indiscipline, insubordination et atteinte à l’unité du parti », rapporte Fraternité Matin. Le premier d’entre eux a récemment pris la tête d’un mouvement du nom de « PDCI-Renaissance », rappelle le quotidien gouvernemental ivoirien.

Le rapporteur général du Conseil de discipline du PDCI, Maître Jean-Chrysostome Blessy, souligne que cette sanction a été prise « à l’unanimité » pour faits « d’indiscipline, d’insubordination et de comportement qui porte atteinte aux intérêts du parti », pointe le site Internet Koaci.com ; le Conseil de discipline n’a pas la compétence pour infliger une « exclusion définitive » que seul le Congrès du PDCI-RDA « peut prononcer », a souligné Maître Blessy, rapporte encore Koaci.com.

Cette sanction était « très attendue » au sein du PDCI, souligne l’Infodrome, le président du Parti, Henri Konan Bédié semblant avoir « tourné la page » du dialogue d’avec son ex-allié Alassane Ouattara. « Dénonçant à chaque sortie, les pratiques « non démocratiques » du régime en place, le « Sphynx de Daoukro » estime qu’il est désormais temps que le PDCI-RDA revienne au pouvoir (…). Pour ce faire, le président Bédié dit pouvoir compter sur des soldats aguerris, et déterminés à l’accompagner dans ce combat pour les élections présidentielles », complète le site Internet des quotidiens indépendants Soir Info et L’Inter.

Les fantômes français du génocide rwandais

Au Rwanda, le 25e anniversaire du génocide doit être commémoré ce week-end. Invité aux cérémonies, Emmanuel Macron sera absent. Il sera représenté par le député Hervé Berville, lui-même rescapé du génocide. Un quart de siècle après, les Rwandais reconstruisent leur pays avec la volonté farouche de « rester ensemble », lance « en Une » La Croix.

Et en France, ce matin, un témoin parle dans Libération. Il s’appelle Richard Mugenzi, il a aujourd’hui 58 ans. En 1990, il a été recruté par les Forces armées rwandaises pour effectuer des écoutes. « Sa parole n’engage que lui, admet Libé. Mais ce qu’il décrit une fois de plus, sans aucune animosité, renforce les soupçons d’un aveuglement de Paris face aux forces qui vont exterminer près d’un million de Tutsis en cent jours ».

Richard Mugenzi affirme qu’à partir de 1992, les militaires français « sont eux aussi entrés en guerre. Ils partaient au front, en tenue de combat (…) ils prenaient des fusils, ils allaient se battre. Ils tenaient des positions (…). Ils participaient à des patrouilles », dit-il à ce quotidien. Ce témoin déclare aussi à Libé « qu’au mess des officiers, les Français expliquaient que derrière le FPR, il y avait les Anglo-Saxons qui voulaient dominer la région ».

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