REVUE DE PRESSE AFRIQUE À la Une: le «tsunami» des manifs en Algérie

Et en ce « 5 juillet des libertés », les manifestants sont bien « décidés à poursuivre la protestation », prévient El Watan. « Le fait que ce 20e vendredi coïncide avec la fête de l’indépendance a galvanisé davantage les manifestants », lesquels prédisent un « tsunami humain » dans les rues algériennes, énonce ce quotidien algérois.

« L’Algérie tient sa seconde révolution », s’enflamme L’Expression. La marche populaire d’aujourd’hui sera à n’en pas douter « exceptionnelle, historique ! », pronostique cet autre journal algérien.

En Alger pourtant, les autorités de transition ont tendu la main. Mais justement, c’est avec méfiance que la société civile et les partis d’opposition ont accueilli cette « main tendue ». Et ils ne veulent pas pour le moment la saisir, pointe L’Observateur Paalga. En cette fête de l’indépendance, il s’agit pour eux d’un « cadeau empoisonné », souligne ce quotidien ouagalais.

Lifting à l’Ivoirienne pour la CEI

En Côte d’Ivoire, le gouvernement a entériné sa réforme de la Commission électorale indépendante. Mais les partis d’opposition n’en veulent pas. L’opposition « crie à l’arnaque », lance en Une le journal Le Sursaut.

« La nouvelle ossature de la CEI est déséquilibrée », a dit Assoua Adou au journal Le Nouveau Réveil. « Elle est inacceptable », a estimé le secrétaire général du FPI de Laurent Gbagbo, rapporte L’Intelligent d’Abidjan.

Akossy Bendjo a toujours 20 ans

En Côte d’Ivoire toujours, un journal a trouvé la formule au sujet de la condamnation de Noël Akossy Bendjo. Étant rappelés les 20 ans de prison infligés par contumace à l’ex-maire du Plateau, cette commune-phare de l’agglomération d’Abidjan ; étant également rappelé l’adage selon lequel « quand on aime on a toujours 20 ans », le journal en ligne Business Actuality trouve qu’en Côte d’Ivoire, « quand on aime son pays, on prend 20 ans d’emprisonnement », ce site Internet proche du PDCI, rappelant notamment la condamnation à « 20 ans d’emprisonnement » de l’ex-président Laurent Gbagbo.

Busines Actualitysouligne aussi que l’audience dans l’affaire Akossy Bendjo n’a duré « qu’1h30 mn », qu’elle est tombée au « moment » où l’ancien président Bédié « se trouve sur les bords de la Seine », avant de remarquer que, selon lui, le président ivoirien Ouattara est un « libéral (qui) veut avoir le monopole ».

Le mirage du libre-échange

J-2 avant l’ouverture du sommet extraordinaire de l’Union africaine à Niamey, qui va donner naissance à la Zlec, la Zone de libre-échange en Afrique. Pour l’heure, ce sont les ministres des Affaires étrangères qui se sont réunis dans la capitale nigérienne. Mais dimanche et lundi, en effet, les chefs d’État de l’Union africaine vont lancer cette nouvelle communauté économique en Afrique.

Bon d’accord, semble soupirer le quotidien burkinabè Aujourd’hui, « la Zlec, c’est bien, la sécurité est meilleure ! » Or, ce « raout » extraordinaire de l’UA se déroule au lendemain d’une « tuerie » de militaires à Inates. À la veille du « jamborée » extraordinaire de l’organisation continentale (…) les terroristes auraient encore voulu qu’on inscrive la sécurité à l’ordre du jour qu’ils (ne) s’y seraient pas pris autrement, estime Aujourd’hui.

L’Afrique « fait son marché », formule, en France, le journal Libération. À l’heure de la guerre commerciale entre États-Unis et Chine, « à coups de barrières douanières », alors que les « thèses protectionnistes » ont effectué un « retour en force » lors des récentes élections européennes en mai, « l’Afrique ne fait décidément rien comme tout le monde », souligne Libé, car avec sa zone de libre-échange, elle emprunte une trajectoire « exactement inverse ».

Étant rappelé que les économistes des Nations unies prévoient que la phase de transition vers la Zlec générera « à elle seule » 16 milliards de dollars « de gains en bien-être » et un « accroissement de 33% du commerce intra-africain », Libération trouve ces prévisions « optimistes ».

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