REVUE DE PRESSE FRANÇAISE À la Une: encore un pesticide sur le banc des accusés

On connaissait le tristement célèbre glyphosate. Il faudra désormais rajouter à la panoplie mortifère un autre pesticide au nom barbare. Il s’agit du chlorpyrifos, une famille de pesticides qui contamine la plupart des aliments.Le Monde a mené l’enquête sur ce véritable poison, instillé à petites doses pour tuer les insectes nuisibles, mais dangereux aussi pour l’homme et notamment pour l’enfant. Le Monde qui parle de « scandale sanitaire majeur ».

En effet, pointe le journal, « c’est une famille de pesticides qui vole en moyenne 2 points et demi de quotient intellectuel à chaque enfant européen. Son principal représentant, comme beaucoup de produits chimiques, porte un nom compliqué qui lui garantit le confort d’un certain anonymat. Pourtant, il contamine notre vie quotidienne. D’abord pulvérisé sur les cultures pour éliminer pucerons ou chenilles, le chlorpyrifos poursuit son existence sous la forme de traces dans les oranges, les pommes ou la laitue. Et on le retrouve dans l’urine des enfants ou encore dans le cordon ombilical des femmes enceintes.

Au fil d’un demi-siècle de pulvérisation, poursuit Le Monde, les données scientifiques se sont accumulées sur les effets nocifs de cet insecticide. Censé remplacer le DDT et ses effets délétères en 1965, le produit de la firme américaine Dow endommage en fait le cerveau des enfants de manière irréversible. Les éléments scientifiques sont désormais si accablants, pointe Le Monde, que la Commission européenne s’apprête à proposer son retrait du marché. Or, l’enquête du journal démontre que les autorités ont mis près de vingt ans avant d’évaluer les données du fabricant. Des données qui, de plus, étaient erronées. »

La monnaie virtuelle de Facebook

A la Une également, les ambitions monétaires de Facebook. C’est le dossier de Libération. Libération qui rapporte que « le géant américain doit annoncer ce mardi la création de sa monnaie virtuelle, qui permettra dès l’année prochaine à ses 2,1 milliards d’utilisateurs d’effectuer des transactions financières via les réseaux sociaux. »

Le libra, c’est le nom de cette monnaie virtuelle, « permettra, précise Libération, de consommer des produits et d’échanger de l’argent à l’échelle mondiale par le truchement de Facebook et de ses satellites Instagram ou WhatsApp. A priori, rien que d’utile et de commode, estime le journal : acheter tout et n’importe quoi en un clic ou deux, transférer de l’argent sans payer de commission, bénéficier de services financiers moins onéreux. […] Certes. Mais, poursuit Libération, il arrive un moment où la puissance économique devient dangereuse de par sa simple existence, comme une planète colossale dont la seule masse ordonne le mouvement des autres. Réglant et surveillant les faits et gestes de milliards d’humains, Facebook acquiert un pouvoir qui finit par concurrencer celui des nations. »

L’assurance chômage revue et corrigée

« L’exécutif durcit les règles de l’assurance-chômage » : c’est le grand titre du Figaro. « Édouard Philippe présente ce mardi sa réforme des règles d’indemnisation, contestée par le patronat et les syndicats. Objectif : économiser au moins 3 milliards d’euros en trois ans. »

L’intention est louable, commente Le Figaro. « On peut difficilement contester la nécessité de revisiter un système ruineux, qui a accumulé au fil des ans 35 milliards de dettes, tout en laissant prospérer un chômage de masse. […] Sous réserve de préserver une indispensable flexibilité, un toilettage des mécanismes existants de l’assurance-chômage pour plus d’efficacité et de justice relève du simple bon sens. » Toutefois, s’agace le quotidien de droite, « il est navrant, de ce point de vue, que le gouvernement éprouve le besoin de faire de la petite politique en restreignant les indemnités des cadres(encore eux !),qui surfinancent largement le système. Et plus désolant encore que les intermittents du spectacle, qui coûtent cinq fois ce qu’ils cotisent, échappent une nouvelle fois au moindre rationnement. Ce sont deux renoncements fâcheux au devoir d’équité. »

Trump dans les starting-blocks

Donald Trump lorgne déjà sur la présidentielle de novembre 2020.

« Trump repart pour un tour », s’exclame Le Parisien. « On ne sait pas encore ce que réservera la future élection présidentielle américaine dans un an et demi, mais on en connaît déjà avec certitude un des terrains d’affrontement : la Floride. Avec ses 14 millions d’électeurs, ce « swing state » est depuis quelques années l’un des États-clés où se joue parfois à une poignée de voix le sort de l’élection présidentielle. Pas un hasard donc si le républicain Donald Trump a choisi d’y lancer aujourd’hui sa candidature pour un second mandat. L’événement aura lieu à Orlando devant 20 000 supporteurs chauffés à blanc. Coïncidence… qui n’en est probablement pas une, pointe encore Le Parisien : c’est aussi en Floride, à Miami, que les vingt postulants à l’investiture démocrate auront leur premier débat devant les caméras les 26 et 27 juin. »

Les Bleues favorisées par l’arbitre ?

La coupe du monde de foot féminin : les Bleues ont gagné lundi soir, mais sans panache… 1 à 0 face au Nigeria.

« Une victoire tirée par les cheveux », s’exclame Le Parisien. « Avec une équipe remaniée, les joueuses de Corinne Diacre ont souffert. Elles l’ont emporté sur un pénalty donné à retirer. Il faudra montrer un autre visage en huitièmes de finale. »

L’Équipe ne mâche pas ses mots… « Il suffit d’aimer le foot, pour n’avoir aimé ni la manière dont l’équipe de France a joué, hier soir, ni la manière dont elle a gagné. Voici une victoire honteuse, à plusieurs sens du terme, parce que la décision qui l’a rendue possible se dresse contre l’esprit et l’histoire de ce jeu, parce que les Bleues ne peuvent pas être fières de cette rumeur rampante d’un arbitrage à domicile et parce que presque tout le reste de leur match a été médiocre et anémique, surtout dans une première période terrifiante de faiblesse et d’ennui. »

L’Équipe qui s’attarde sur ce fameux pénalty : « L’arbitrage vidéo était fondé à signaler le penalty, mais l’arbitre n’aurait jamais dû le faire retirer, après le premier échec de Wendie Renard, sous prétexte que la gardienne nigériane avait un pied devant la ligne. 99 % des penalties de l’histoire de ce jeu ont été inscrits, rappelle le quotidien sportif, alors que les gardiens avaient anticipé, choisis un côté, et le foot féminin ne mérite pas que quelques psychorigides mènent ce combat en son nom, et surtout pas en faveur du pays organisateur qui n’a rien demandé, du reste. »

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