REVUE DE PRESSE FRANÇAISE À « la Une », le G20 de la discorde

Le sommet des vingt grands, qui se tient jusqu’à demain à Osaka, au Japon, sera marqué par le très attendu face à face Etats-Unis-Chine. Comme le souligne le journal La Croix, à Osaka, les yeux seront « surtout tournés vers la rencontre entre le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping, qui se tiendra en marge du sommet, pointe le quotidien catholique. Elle est présentée comme un moyen de mettre fin aux tensions économiques entre les États-Unis et la Chine (…) Mais en cas d’échec, il pourrait aussi marquer le début d’une nouvelle escalade. Or cette tension entre Pékin et Washington a des conséquences sur l’ensemble de l’économie mondiale », souligne La Croix.

C’est un G20 « plus macabre que jamais », lance « en Une » le quotidien L’Humanité. Ce journal communiste « aimerait tant qu’un super-héros en colle une bonne à Donald Trump. Mais ça, c’est en rêve. La réalité, c’est que l’agité aux cheveux orange est bien le président de la première puissance du monde. Il est arrivé à Osaka, pour le G20, en imprécateur ». De quoi alimenter la résignation de L’Huma, tant que n’est pas « remis en cause un modèle économique fondé sur la force, la prédation, le pillage des ressources avec leurs conséquences environnementales », énonce-t-il.

De son côté, « Emmanuel Macron, qui veut défendre le dossier du climat, s’est dit très critique de la méthode bilatérale employée par Washington. Et a fait part de sa volonté d’éviter l’escalade avec l’Iran », remarque Les Echos. Comme le constate le quotidien économique français, « toutes les tensions se cristallisent au G20 ».

Cauchemar en Tunisie

Peu d’informations sur l’état de santé du président tunisien Béji Caïd Essebsi, hospitalisé hier alors que la capitale tunisienne venait d’être la cible de ce double attentat terrorise revendiqué par Daech. « C’est l’un des pires scénarios qui pouvaient arriver à la Tunisie, souligne Le Figaro (…) Ces attaques interviennent également à une période de crise politique ».

Comme le souligne Nice-Matin, « s’ils parviennent à dissuader les touristes de revenir en Tunisie, les islamistes mettront à genoux un pays qu’ils jugent aujourd’hui trop proche de l’Occident, qui accorde à leurs yeux beaucoup trop de droits et de place aux femmes et dont ils vomissent les aspirations démocratiques. Quelques mois avant des élections législative et présidentielle déterminantes, la Tunisie se retrouve à nouveau vulnérable », énonce encore ce quotidien de la Riviera française.

De son côté, le journal Les Dernières Nouvelles d’Alsace estime que les attentats de Tunis confirment que le danger djihadiste ne vient plus d’une armée territorialisée de type État islamique mais d’une haine solidifiée qui explose à intervalles réguliers comme autant de bombes à fragmentation. Il n’y a pas de chef d’orchestre unique actionnant les kamikazes de façon préméditée, un jour vers l’Europe, un autre vers le Maghreb ou l’Asie. Mais l’absence de concertation d’un attentat à l’autre n’empêche pas la cohésion du processus ».

Marion Maréchal, merci patron !

En France encore, l’invitation lancée par le syndicat patronal Medef à Marion Maréchal, ex-députée Front national du Vaucluse, suscite la polémique. C’est une première. Pour la première fois, en effet, le Medef propose à un représentant de l’extrême droite de participer à son université d’été, fin août. Comme le souligne ce journal proche des milieux d’affaires qu’est L’Opinion, « la pilule a dû mal à passer ». C’est sur le thème du populisme que l’ex-députée Front national, qui est aussi la nièce de Marine Le Pen, a été sollicitée par cette organisation patronale pour donner son point de vue. L’intéressée, pour l’heure, n’a pas donné sa réponse. Mais pour Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef qui s’apprête à fêter sa première année de mandat la semaine prochaine, « le coup de com’ est réussi », souligne L’Opinion.

Mais il n’y a pas que cette invitation au Medef qui interpelle, Norbert, le récent diner de Marion Maréchal avec des élus Les Républicains continue de faire des vagues. Un diner qui « passe mal », lance « en Une » Le Parisien. Parmi ces élus Les Républicains ayant diné avec la nièce de Marine Le Pen, trois noms de participants ont été révélés avant-hier par les sites Internet du Figaro et de L’Obs : le conseiller régional et membre du bureau politique de LR Sébastien Pilard ; le député Xavier Breton, lui aussi membre du bureau politique ; le sénateur Sébastien Meurant.

Et ce matin, Le Parisien révèle que l’un d’entre eux « pourrait être candidat à la présidence des Républicains ». Il s’agit de Sébastien Pilard, qui est aussi un ancien dirigeant de Sens commun, l’émanation de la Manif pour tous à LR, et qui « va désormais sonder militants et élus pour jauger de la possibilité de sa propre candidature », à la présidence de LR.

Tuniques bleues en crampons

Du foot encore dans la presse ce matin, avec le match de ce soir au Parc des Princes, à Paris : les Françaises faces aux Américaines en Coupe du monde. C’est « ce soir ou jamais », lance « en Une » Le Parisien. Ce soir, en effet, les Bleues « peuvent graver leur nom en lettres capitales dans le livre des légendes du sport français ». Pour cela, il leur suffit de battre « l’ogre américain ». Décidemment, cette revue de presse débutait par Trump, voilà pour conclure les footballeuses américaines tournées en ogre. De quoi aiguiser l’appétit des Françaises.

Lesquelles sont invitées par le journal sportif L’Equipe à partir à la « conquête de l’ouest » ! Allons bon, après le conte de fées, le western. Les Bleues vont-elles faire parler la poudre ce soir au parc des Princes ? Elles sont en tout cas confrontées au « défi d’une vie », avertit L’Equipe. Les voilà prévenues…

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