REVUE DE PRESSE FRANÇAISE À la Une : une défaite électorale historique d’Erdogan à Istanbul

« C’est une gifle cinglante que les Stambouliotes viennent d’infliger au président turc, Recep Tayyip Erdogan », constate Libération. « Ce dimanche, ils ont choisi pour nouveau maire Ekrem Imamoglu, le candidat de l’opposition, qui était inconnu du grand public il y a six mois. Jamais une élection municipale en Turquie n’était devenue à ce point un enjeu national. Car selon l’adage, qui contrôle Istanbul contrôle le pays. Pour Erdogan, qui en fut l’édile de 1994 à 1998, cette défaite annonce des jours difficiles. » Le prolixe en aphorismes va donc devoir reléguer ce dernier aux oubliettes. Une fois n’est pas coutume, Le Figaro abonde dans le sens de Libé « Pour le parti du président, la défaite est d’autant plus dure que c’est la deuxième en deux mois. Lors d’un premier vote, le 31 mars, Ekrem Imamoglu avait dominé le scrutin de 13.729 voix dans une mégapole de 10 millions et demi d’électeurs. Arguant d’irrégularités, Recep Tayyip Erdogan avait pesé de tout son poids pour obtenir un nouveau vote, qu’il comptait bien gagner. Ce fut une erreur tactique, peut-être la plus lourde de sa carrière politique. Non seulement l’AKP a perdu, mais l’écart s’est considérablement creusé entre les deux scrutins. Ekrem Imamoglu triomphe, cette fois-ci, avec plus de 770.000 voix d’avance. »

« Deux défaites pour le prix d’une… et une humiliation en prime ! »

« Après la gifle reçue par son poulain (…) Recep Tayyip Erdogan va devoir apprendre à vivre avec l’idée qu’il n’est plus intouchable. La Constitution sur mesure qu’il s’est taillée et le pouvoir absolu qu’il s’est forgé en décimant l’opposition avaient fini par lui faire oublier qu’il n’était pas au-dessus du peuple. Et qu’il ne le serait jamais. Sauf à aller au bout de sa logique et supprimer les élections, ce qui doit le démanger ce matin. »

Rappelons que seule l’élection du maire avait été annulée. Les conseillers municipaux, majoritairement issus de l’AKP, sont en poste. Ekrem Imamoglu devra composer avec.

Une forte canicule se profile en France

Des températures supérieures à 40°C, un ressenti pouvant aller jusqu’à 48°C : la semaine s’annonce très éprouvante. « Un tel épisode ne sera bientôt plus exceptionnel », prévient Libération. Le quotidien joue d’ailleurs la carte du catastrophisme avec ce titre : « Canicule, la chaleur de la peur ». En fond, une image. Celle d’un soleil brûlant, rappelant la couverture du film Apocalyspe Now de Francis Ford Coppola. Jusqu’ici la canicule de 2003 faisait figure d’exception, les météorologues l’affirment : le réchauffement climatique va inéluctablement rendre régulier ces épisodes caniculaires. Et tel un chien se mordant la queue… soupire Libé « Les climatiseurs et les ventilateurs vont être poussés à pleine puissance. Dans les grandes villes, les pics de pollution à l’ozone devraient suivre irrémédiablement. » Ce qui fait le bonheur d’un vendeur d’une enseigne d’électroménager… dans les colonnes du Parisien, ce dernier se réjouit d’avoir battu un record quant à la vente de ventilateurs et de climatiseurs. « Plus de chiffre d’affaires » dit-il « que le plus gros samedi avant Noël. » Alors que faire pour endiguer le phénomène s‘interroge Libération ? Adapter nos logements, recouvrir le béton de verdure, restreindre le trafic automobile, ou encore repenser le plan urbain. Le journal La Croix va plus loin et somme « la communauté humaine à s’entendre pour limiter durablement la hausse des températures »… en somme de s’emparer de ce sujet brûlant.

L’Insoumis Jean Luc Mélenchon sort du silence

Silencieux jusqu’à présent depuis la débâcle de son parti aux Européennes, Jean-Luc Mélenchon s’est exprimé dimanche soir devant l’assemblée représentative du mouvement, au bois de Vincennes.

Le Figaro l’assure, Jean-Luc Mélenchon perd, persiste et signe. Le chef des Insoumis a préféré multiplier les attaques contre Emmanuel Macron plutôt que de tirer les conséquences du mauvais score de sa tête de liste, Manon Aubry. On prend le même et on recommence, c’est en substance ce qu’écrit le quotidien conservateur. Soulignant que Jean-Luc Mélenchon a les yeux rivés sur les municipales. « Un Insoumis… soumis à la logique de la Vème république ». Libération estime pour sa part que le principal intéressé a refusé de flageller tout en annonçant la fin d’un cycle. Le Journal de la Haute-Marne fait la synthèse
« (…)Comme les Républicains, les Insoumis n’ont toujours pas trouvé la formule magique pour desserrer les mâchoires de l’étau formées par LREM et le RN. Jean-Luc Mélenchon est convaincu qu’un jour, pas si lointain, une vague populaire emportera l’actuelle majorité. Et que son heure viendra alors. Sa très lourde défaite aux européennes ne l’a pas fait changer d’avis. Excès d’optimisme ou enthousiasme délirant ?Réponse dans quelques mois ».

Coupe du monde féminine de football: les Bleues accèdent aux quarts de finale

« Le Bonheur au bout du suspense » titre Le Parisien. « Délivrées » inscrit en couverture de l’Equipe. Alors pourquoi tant de soupirs ? Explications du quotidien sportif : « Au bout d’un match d’abord raté et longtemps irrespirable, les Bleues ont arraché leur qualification pour les quarts de finale grâce à un but d’Amandine Henry dans la prolongation », précisément à la 107e minute. Score final : 2-1 pour la France au dépend du Brésil. Mais aucun tir cadré au terme de la première mi-temps. Ce qui pousse le journal L’Équipe à la lucidité : « il faudra faire beaucoup plus vendredi soir, si les Etats-Unis sont au rendez-vous du Parc des Princes ; dans leur état d’hier soir, les Bleues n’ont à peu près aucune chance, et il faut faire le constat, ce matin, qu’elles n’ont pas progressé d’un centimètre depuis le début de la compétition. Par bonheur les plus grands exploits ne s’annoncent jamais. »

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.