REVUE DE PRESSE FRANÇAISE du 18

A la Une: GPA et PMA

C’est L’Obs qui consacre sa Une à la procréation médicalement assistée et la gestation pour autrui. Avec ce sondage BVA exclusif selon lequel près de 60 % des personnes interrogées se diraient favorables à ce que des femmes seules ou des couples homosexuels féminins puissent recourir à la PMA.

Selon ce même sondage, 55 % seraient favorables à ce que les couples puissent avoir recours à la GPA (c’est-à-dire à une mère porteuse). Si l’on entre un peu dans le détail, seulement 32 % sont pour un droit sans condition pour tous les couples (homosexuels et hétérosexuel). Tandis que 15 % souhaitent réserver le recours à la GPA aux couples hétérosexuels ayant un problème médical.

Mais tout de même, ce que montre ce chiffre, c’est l’évolution des mentalités en France. L’Obs rappelle qu’en février 2013, 39 % des personnes interrogées étaient favorables à la GPA. Ils étaient 43 % en 2014. 50 % en 2016. Et donc 55 % en mars 2018.

Et « ces conclusions sont précieuses », explique L’Obs. Puisque depuis le mois de janvier, se tiennent les états généraux de la bioéthique : « un vaste chantier de consultation de nos concitoyens » qui doit aboutir à une révision de la loi de bioéthique à la fin de l’année.

Pour rappel, actuellement, la GPA est interdite en France. Tout comme, la PMA pour les femmes en couple homosexuel, et pour les femmes célibataires. Une interdiction qui n’empêche pas de nombreux Français et de nombreuses Françaises à recourir à ces pratiques. Au prix souvent d’un parcours du combattant. L’Obs nous propose justement plusieurs témoignages de ces « révolutionnaires de la procréation », comme les appelle le magazine.

Anne, par exemple, 46 ans consultante en ressources humaine à Lyon. Célibataire, elle est allée il y a 6 ans en Belgique pour faire une fécondation in vitro. Aujourd’hui, sa petite fille a 5 ans. Elle est « heureuse » et « très affirmée », dit sa mère. Anne n’a jamais rien caché à sa fille sur comment elle est venue au monde. « Peut-être qu’elle me fera des reproches à l’adolescence », anticipe Anne.

Autre témoignage, celui de Guillaume 34 ans. Longtemps ses parents lui ont caché qu’il était né grâce à un don de sperme anonyme. Si cette annonce a été un choc pour lui, il n’a jamais remis en cause son lien avec son père non biologique si l’on peut dire. Mais aujourd’hui, il milite pour la levée de l’anonymat des donneurs. Il souhaite que tous les enfants nés d’un don comme lui puissent, à 18 ans, en savoir plus sur leur identité.

« Je veux juste dire merci au donneur, explique Guillaume, car je suis heureux de vivre. » Des témoignages, mais aussi des avis d’experts… Un dossier très intéressant à lire dans L’Obs.

Qu’ils soient nés par GPA, PMA, ou pas, les enfants (et les adultes) doivent LIRE martèle Le Figaro Magazine…

« Lire ! » (avec un point d’exclamation) peut-on lire justement en couverture du Fig Mag.

Une couverture où l’on voit également Bernard Pivot, journaliste célèbre pour son amour des mots et ses émissions littéraires cultes, et Jean-Michel Blanquer, actuel ministre de l’Education nationale. Les deux hommes, ainsi que la fille de Bernard Pivot (Cécile Pivot), ont en effet donné un entretien croisé au Figaro Magazine, où ils évoquent leur amour de la lecture et l’importance selon de faire aimer la lecture au plus grand nombre.

On apprend par exemple que dans sa jeunesse, le ministre Jean-Michel Blanquer adorait les livres de la « Bibliothèque verte » et qu’il écrivait des histoires lui-même. Gagnant même un prix d’écriture, grâce à une nouvelle intitulée « Le meurtre des statues » et dont le héros s’appelait le commissaire Sentiment.

Moins anecdotique, et plus politique, Jean-Michel Blanquer évoque aussi son souhait de mettre la lecture au cœur de son action. Selon lui, « plus une société est technologique, plus il faut renforcer ce qui fait son humanité. Et cela passe par la lecture ». Concrètement, il veut « une approche de la lecture moins technique » avec par exemple le recours à « la chanson, la poésie, ou la lecture à voix haute ».

Promouvoir la lecture, Bernard Pivot est évidemment pour. « Lire qu’est-ce que c’est ? dit-il, lire ce n’est pas refuser le monde, mais y entrer par d’autres portes ; lire, c’est prendre des nouvelles des autres ; (…) lire, c’est parier sur l’intelligence ». Il résume : « Lire, c’est vivre mieux ».

Et pour les lecteurs amateurs de romans d’espionnage, Le Point se penche sur les secrets des espions français…

« Une plongée dans le monde du renseignement », voilà ce que nous propose Le Point de cette semaine. On apprend par exemple que le président Emmanuel Macron prend très à cœur la question du renseignement. « Gouverner, c’est prévoir. Et pour prévoir, il faut savoir », écrit Le Fig Mag.

Une phrase qu’Emmanuel Macron a fait sienne. Ainsi, dès les premières semaines de son mandat, Emmanuel Macron remplacent les chefs des trois principaux services de renseignement par des hommes qu’il choisit lui-même.

On en apprend également beaucoup sur l’organisation du renseignement, et ses ramifications symbolisées par une flopée d’acronymes (comme DGSE, DGSI, DRM, DNRED, ou encore BCRP…).

A lire également dans ce dossier, le portrait d’un agent secret français de légende : le général Philippe Rondot. Décédé en décembre dernier à 81 ans, le général Rondot, nom de code « Max », incarne « l’histoire secrète » de la France. Son expertise incontestée du monde arabo-musulman, et son talent incomparable pour récolter des informations le mèneront à travailler sur certaines des missions les plus emblématiques de ces dernières années.

La guerre Iran-Irak en 1980. La libération des otages au Liban en 1988. Ou encore l’arrestation en 1994 au Soudan du terroriste vénézuélien Carlos. « Les secrets des espions français », à découvrir dans Le Point de cette semaine.

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