Scandale après la nomination de Mugabe par l’OMS

La polémique enfle après la nomination par l’OMS, le 18 octobre, du président zimbabwéen Robert Mugabe en tant qu’« ambassadeur de bonne volonté » de l’Organisation mondiale de la santé pour aider à lutter contre les maladies non transmissibles en Afrique. Selon l’OMS, les maladies non transmissibles comme les attaques cardiaques et l’asthme sont de loin la première cause de décès dans le monde, tuant plus de 36 millions de personnes chaque année.

La Grande-Bretagne, ancienne puissance coloniale, parle d’une décision « surprenante et décevante », qui pourrait éclipser le travail de l’OMS sur les maladies non transmissibles. Déçus, aussi, les Etats-Unis, qui soulignent par l’intermédiaire d’un porte-parole, que la nomination de Robert Mugabe contredit les idéaux de respect des droits et de dignité humaine.

Vendredi 20 octobre, l’un des directeurs de l’ONG Human Rights Watch parlait d« une décision gênante ». « C’est une insulte » pour le principal parti d’opposition au Zimbabwe, le MDC, qui dénonce l’état chaotique du système de santé dans le pays. Alors que le président Mugabe va se faire soigner régulièrement à Singapour, la plupart des hôpitaux manquent de médicaments et d’équipements et les infirmières et les médecins ne sont souvent pas payés.

De son côté, l’OMS tente de se justifier en rappelant que la décision de son directeur général, l’Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, est une façon d’engager des politiciens de haut niveau dans la promotion de la santé. Avant de mettre en avant des efforts mis en place au Zimbabwe pour la prévention et le contrôle des maladies non transmissibles.

Pour l’instant, on ne sait pas quel serait le rôle exact de Robert Mugabe en tant qu’ambassadeur de bonne volonté de l’Organisation mondiale de la santé.

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