Soham Wardini : «Il n’y a pas de quoi se réjouir»

La succession de Khalifa Sall à la tête de la mairie de Dakar est prévue ce samedi. Première adjointe au maire de Dakar, Soham Wardini est la favorite. Jointe au téléphone par Seneweb, elle refuse de dévoiler si elle sera candidate. Toutefois, elle a dit toute la tristesse qui l’assaille face au sort qui s’abat sur Khalifa Sall.

Comment préparez-vous l’élection du successeur du maire de Dakar révoqué, Khalifa Sall ?
C’est une session extraordinaire juste pour l’élection du maire. Nous avons été saisis par le préfet pour diligenter cette réunion du conseil municipal lundi dernier. Et aussitôt après, nous avons convoqué un bureau municipal pour donner l’information. Nous nous sommes d’accord sur la date. Donc les 100 conseillers seront là et le nouveau maire sera élu.
Est-ce que vous êtes candidate à la succession de Khalifa Sall ?
Je ne peux pas répondre à cette question.
Certains conseillers municipaux soutiennent votre candidature ?
On verra demain (l’entretien a eu lieu ce vendredi, Ndlr). Les conseillers municipaux choisiront ce samedi. Il ne reste même plus 24 heures. Tout sera réglé ce samedi. J’avais promis de ne jamais parler à la presse. Je ne veux pas à la dernière minute commencer à parler.
Comment allez-vous vous organiser pour que la mairie reste entre les mains de la Coalition «Taxawu Dakar» ?
Il y a dans la mairie de ville, des conseillers de «Taxawu Dakar» et des conseillers d’autres coalitions de partis. Et, je pense qu’on a travaillé en parfaite symbiose depuis le début de notre mandat. Il ne nous reste qu’un an. Un an c’est très court. Il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Je pense qu’il vaut mieux faire dans la continuité. Je suis sûr que tous les conseillers de la ville de Dakar sont conscients de cela. En tout cas c’est ce que je ressens. Cette situation est triste. Il n’y a pas de quoi se réjouir. Au contraire, on doit faire dans la simplicité, dans le respect de tout le monde.
Quelles doivent être les priorités du prochain maire de Dakar ?
C’est répondre aux besoins des populations. Quand il a été élu maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall nous a tenu ce discours : «Laissons nos partis à la porte de l’Hôtel de ville. Travaillons pour les populations qui nous ont investis». Et c’est dans ce sens qu’on est toujours mobilisé pour essayer de faire le travail nécessaire. Il n’y a pas de politique dans le conseil municipal. Je pense que tous les 100 conseillers sont des responsables et sont conscients.
Quel a été votre sentiment après avoir reçu la convocation du préfet de Dakar.
Triste ! J’étais très triste. Qui n’est pas triste de ce qui arrive à Khalifa Sall ? Il faut ne pas être humain pour ne pas être triste. Khalifa Sall a gagné haut la main la ville de Dakar. Il a gagné les 15 communes sur les 18 parce que Gorée était à part. Une très belle victoire. Malheureusement, il n’arrive pas à terminer son mandat. C’est triste mais on n’y peut rien. Dieu en a décidé ainsi. On se plie à la volonté de Dieu.

commentaires
Loading...

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. Ok