SONKO À L’UGB : « Quand un president a peur de sa jeunesse, c’est qu’il a échoué »

Le « candidat des jeunes » ou encore celui des « connectés ». Voilà des expressions souvent utilisées par certains, à tort ou à raison, pour ainsi qualifier ou identifier « l’électorat » d’Ousmane Sonko. Après l’accueil que lui ont réservé hier, mardi, les étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, d’autres pourraient ajouter aux qualificatifs : « le candidat des étudiants ». Tout comme lors de son déplacement à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, le 3 février à l’occasion de son premier jour de campagne, le leader de la coalition « Sonko Président » a reçu un accueil plus que chaleureux de la part des étudiants de Saint-Louis.
Dès son arrivée, vers 21h, à ce temple du savoir, une marée d’étudiants est sortie l’acclamer. Debout sur le toit de son véhicule, en chemise blanche traditionnelle, visiblement très touché par cet accueil, le candidat salue ses militants et sympathisants.

Pour lui permettre de prendre la parole, éléments de sécurité et protocole ont dû y aller avec tact. Chaque étudiant et étudiante voulait s’approcher du candidat et lui serrer la main. Lors ce passage, à l’université Gaston Berger de Saint-Louis Ousmane Sonko a tenu à rappeler qu’il a fait ses armes dans ce temple du savoir avant de jeter une pierre dans le jardin du candidat Macky Sall : « Quand un président a peur de sa jeunesse, c’est qu’il a échoué lamentablement » dira-t-il, en référence au fait que le président sortant n’a pas battu campagne dans une des universités.

C’est donc face à un public conquis que le candidat Ousmane Sonko a pris la parole. « Vous ne pouvez pas savoir comment ça fait plaisir d’être chez soi. Chaque ruelle, chaque mur, chaque espace est porteur de souvenirs des quatre années que j’ai passées ici , a déclaré d’emblée le candidat. « J’ai vécu quatre années pleines dans cette université qui m’ont façonné », a-t-il ajouté. Selon lui, il est temps de « changer le système » et les jeunes ne doivent avoir aucun complexe pour cela », a indiqué Sonko qui fustige « le manque de patriotisme des dirigeants ».

Une fois au pouvoir, Sonko a promis aux étudiants de renégocier les contrats surtout pétroliers, de défendre les intérêts du pays. « La coalition (Sonko Président) représente une alternative crédible », a déclaré le candidat.

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