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Technologie: Huawei poursuit en justice le gouvernement américain

Huawei a annoncé jeudi avoir engagé des poursuites en justice contre le gouvernement américain afin d’obtenir la levée de l’interdiction faite aux agences fédérales d’utiliser les produits du groupe chinois pour des raison de sécurité nationale.

Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi matin à Shenzhen, la société a annoncé qu’elle poursuivait le gouvernement américain afin de tenter de lever l’interdiction qui avait été conclue en août dernier dans le cadre de la loi relative à l’autorisation de la défense nationale. La loi mentionne spécifiquement Huawei et son rival chinois ZTE comme menaces potentielles pour la sécurité nationale américaine.

Huawei affirme qu’une disposition de la loi est inconstitutionnelle, dans la mesure où elle n’accorde pas à des entités telles que Huawei le droit à un procès équitable. Huawei a été accusé par les gouvernements américains précédents et actuel d’avoir des liens avec le parti communiste au pouvoir en Chine et d’être soumis à des pressions pour inclure des vulnérabilités dans son équipement réseau qui pourraient faciliter la tâche de la Chine dans ses actes d’espionnage.

La poursuite intervient quelques jours à peine après que sa directrice financière, Meng Wanzhou, ait engagé une action civile contre la police et les divisions de la sécurité des frontières du Canada, affirmant qu’un “interrogatoire illégal” avait eu lieu dans la perspective de son arrestation à l’aéroport de Vancouver le 1er décembre. Elle a été arrêtée par les autorités canadiennes au nom du gouvernement des États-Unis et a été accusée de fraude financière et de vol de secrets commerciaux.

Elle est accusée d’avoir aidé sa société à conclure des contrats d’équipement réseau avec le gouvernement iranien, en violation directe des sanctions imposées par les États-Unis.

Le procès de Huawei contre le gouvernement américain intervient à un moment où il est également soumis à un contrôle minutieux de la part d’autres pays occidentaux; son équipement 5G a également été interdit en Australie et en Nouvelle-Zélande, et les États-Unis ont mis une pression énorme sur des alliés comme le Canada, le Royaume-Uni, la Pologne et d’autres pays pour faire de même.

La société Huawei affirme qu’elle n’a jamais et ne voudra jamais ouvrir ses équipements à l’espionnage et qu’elle s’est conformée aux lois sur la transparence dans tous les pays dans lesquels elle opère.

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