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Tshisekedi demande aux groupes armés de déposer les armes

Le nouveau président congolais a invité les groupes armés à renoncer aux armes et regagner la société.

Félix Tshisekedi a tenu ces propos devant des milliers des personnes venues l’écouter sur l’aire de la mairie de la ville de Beni, où il est arrivé mardi dans la matinée.

« Je dis à tous les frères qui sont dans les groupes armés ceci : l’heure du changement a sonné. Ce que vous faisiez avant, vous devez le jeter dans les oubliettes pour toujours. Une ère nouvelle a commencé. Le nouveau gouvernement vous tend les mains, » a-t-il déclaré.

Le président congolais a rappelé aux combattants des groupes armés que des programmes de démobilisation, désarmement et réinsertion leur sont ouverts comme voies de sortie.

Le président Félix Tshisekedi de la RDC lors d’une conférence au Conseil sur les relations étrangères, Washington, le 4 avril 2019. (VOA/Eddy Isango)

Tshisekedi promet de « déboulonner le système dictatorial de Kabila »
« Il n’y a plus de raison de faire la guerre. Nous renforçons le rôle de l’Etat. Je vous dis que l’armée deviendra disciplinée, avec des équipements adéquats pour se battre pour la nation. Ça ne sert plus à rien que des citoyens, des fils du pays, qui n’ont pas de formation militaire, aillent former des groupes armés, tuer et amener l’insécurité dans le pays, » a martelé M. Tshisekedi.

Il a lancé un avertissement sans précédent aux élus qui, selon lui, manipulent les groupes armés, et les a menacés de poursuites pour « complicité d’assassinat ».

« J’ai averti tous les acteurs qui manipulent les groupes armés. La loi va s’appliquer à eux dans toute sa rigueur », a-t-il déclaré dans une sévère mise en garde.

« Tous ceux qu’on arrêtera, qu’il soit député national ou provincial, pas question d’immunité. Il sera traduit devant la justice. Et il sera condamné pour complicité d’assassinat », a poursuivi le président congolais.

La veille à Goma, chef-lieu du Nord Kivu, il a réuni un conseil de sécurité.

Le président congolais est en tournée à l’intérieur du pays depuis le week-end dernier.

Beni est la troisième ville qu’il visite après Lubumbashi et Goma, depuis qu’il a été déclaré vainqueur de la présidentielle, le 20 janvier 2019.

Le territoire de Beni, dans l’est de la RDC, est l’une des zones où le plus grand nombre des groupes armés locaux et étrangers persistent.

Des tueries y ont lieu fréquemment. Le plus souvent, les victimes sont tués à coups de machette ou d’autres armes blanches.

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