Un mort dans une attaque contre Ouahigouya, la capitale du Nord burkinabé

Une personne a été tuée et deux blessées dans la nuit de lundi à mardi au cours d’une attaque jihadiste présumée à Ouahigouya, la première contre la grande ville du nord du Burkina Fasoa, a-t-on appris de sources sécuritaires.

“Un groupe de terroristes en motocyclette a attaqué vers 3h du matin le poste de péage situé à une dizaine de km à la sortie de Ouahigouya (chef-lieu de la région du nord), sur l’axe menant à Ouagadougou”, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire.

“L’un des péagistes a été tué et l’autre blessé. Un policier qui assurait la garde à ce poste de péage a également été blessé”, a précisé la même source.

Si d’autres localités plus au sud, dont Koumbri (30km au sud de Ouahigouya) et Tangaye (40 km) ont déjà été visées, il s’agit de la première attaque contre Ouahigouya, troisième ville du pays et centre névralgique du nord du pays.

Sur la carte du Burkina sur le site du ministère des Affaires étrangères français, Ouahigouya est à la limite entre la zone orange et la zone rouge (située au nord) « formellement déconseillée ».

Cette région frontalière du Mali est constamment sous la pression des groupes jihadistes. Des centaines d’écoles ont été fermées. Les services de l’Etat ainsi que des centres de santé sont aussi absents, fonctionnaires et notamment enseignants étant menacés par les jihadistes.

Les deux blessés ont été pris en charge par le centre de santé de Ouahigouya, où ils sont toujours en observation.

“Le procureur du Faso a ouvert une enquête après avoir procédé aux constats d’usage”, a souligné un officier de police.

Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées à des groupes djihadistes, dont Ansarul Islam, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’Etat islamique au grand Sahara (EIGS).

D’abord concentrées dans le nord du pays, ces attaques ont ensuite visé la capitale et d’autres régions, notamment l’Est, et fait depuis 2015 quelque 360 morts, selon un comptage de l’AFP.

Entre dimanche et lundi, une double attaque a visé le commissariat et la brigade territoriale de gendarmerie de Déou, localité située dans la province de l’Oudalan, sans faire de victime.

Lundi matin, des assaillants ont enlevé un agent de santé à Bourzanga, dans la province du Bam, et emporté une ambulance chargée de médicaments, selon l’Agence d’information du Burkina.

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