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Vaincre les clichés sur les femmes africaines

Bien trop souvent, les photos de femmes africaines les montrent sur le chemin du champ, allaitant des enfants devant des cases du village, transportant de lourdes charges sur les marchés ou fuyant des conflits, c’est le constat émis par Mathilde Lafarge.

La Fondatrice de l’agence Onyx, basée à Paris, veut montrer une autre image des femmes africaines, loin des stéréotypes.

Elle fait partie des femmes du continent qui refusent que les médias – qu’ils soient africains ou non – perpétuent une image stéréotypée de la gente féminine d’Afrique.

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Un portrait qui ne reflète pas la réalité
La jeune femme estime que certains portraits de la femme africaine du XXIème siècle ne cadrent plus avec la réalité.

« Je ne me suis toujours pas reconnue dans l’image que je vois de l’Afrique ou de la femme africaine qui m’est souvent présentée par les médias », indique la réalisatrice.

Les médias se délectent certes de ce type de clichés mais ceux-ci ne reflètent en rien l’image réelle de la femme africaine moderne.

« Je veux changer cette perception en montrant une image de la femme entrepreneur, de la femme chef d’entreprise, de la femme forte économiquement », affirme Mathilde Lafarge.

Bien trop souvent, les photos de femmes africaines les montrent sur le chemin du champ, allaitant des enfants devant des cases du village…, c’est le constat émis par Mathilde Lafarge.
Pour joindre l’acte à la parole, elle porte le projet Femmes d’Afrique en Action, une opportunité pour elle de dresser une trentaine de portraits de femmes africaines à haut potentiel, entrepreneures et influentes.

Ces femmes, elles les trouvent belle et bien aux quatre coins de l’Afrique et elles sont actives dans plusieurs domaines: le consulting, l’art et le design, la promotion des femmes dans les sciences et la recherche, le commerce, le développement des nouvelles technologies de l’information etc.

Mathilde Lafarge invite le monde à la rencontre de 31 femmes, entrepreneures et influentes, qui du fait de leurs initiatives et de leurs actions, jouent un rôle moteur dans le développement des économies africaines.

Mathilde Lafarge invite le monde à la rencontre de 31 femmes africaines
Elle a déjà reçu face caméra plusieurs femmes comme la Togolaise Délia Diabangouya cofondatrice de Chocotogo, la nigériane Hafsat Abiola présidente de l’ONG WIA initiative, la rwandaise Nathalie Munyampenda, directrice générale du NEF (le Next Einstein Forum) ou la togolaise Cathia Lawson-Hall, Directrice Afrique à la Société Générale.

Des femmes qui construisent l’Afrique
Mathilde Lafarge, elle-même entrepreneure croit en la capacité d’entreprendre de la femme africaine.

« Déjà, qu’il y a plusieurs Afrique, avec les différentes femmes qui ont quelque chose en commun, cette volonté d’entreprendre, elles tiennent aussi des économies dans leurs différents pays ».

« Ce sont les portraits de ces femmes que je dresse pour stimuler les autres en leurs donnant des modèles de réussite ».

Pour elle, l’importance des portraits des femmes qu’elle a rencontré et qu’elle présente c’est de montrer que les femmes africaines agissent et œuvrent pour le changement du continent.

« Il faut leur donner de la visibilité, les mettre en lumière comme modèle pour inspirer les jeunes filles qui sont parfois en manque de repère » précise-t-elle.

Suivre aussi le débat BBC Afrique lors de la journée de la femme, le 8 mars 2019:

Le débat de BBC Afrique sur les femmes dans les TIC, pour la Journée de la femme
Aude de Thuin, fondatrice de Women In Africa, dont le portrait a été dressé par Mathilde Lafarge dans la série Femmes d’Afrique en Action épouse l’idée d’une Afrique nouvelle avec une nouvelle image de la femme.

« Beaucoup de femmes qui font des choses formidables en Afrique, mais elles ne se connaissent pas. Il faut les mettre en relation parce que ces femmes sont capables de booster les économies de leurs pays et du continent africain », explique-t-elle.

A travers son projet, Mathilde Lafarge veut dire au monde que les femmes africaines ne correspondent pas forcément aux images que les médias veulent parfois servir.

Il y a une autre Afrique avec une image plus positive de la femme qui mérite d’être connue.

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