VI*L D’UNE MINEURE DE 11 ANS: Chérif Ahmadou Fall prend 10 ans ferme

Chérif Ahmadou Fall, 66 ans, croupira 10 ans en prison. Accusé d’avoir violé la gamine de 11 ans A. Ndiaye, il a comparu hier devant la barre des flagrants délits de Dakar où il a nié les faits, en soutenant avoir divorcé de son épouse de 24 ans qu’il ne pouvait satisfaire, vu son âge et son impuissance sexuelle.

Le vieux Chérif Ahmadou Fall, au crépuscule de sa vie, aura du mal à purger la peine de 10 ans qui lui a été infligée, vu qu’à sa sortie de prison, il aura 76 ans. Accusé d’avoir violé la gamine de 11 ans A. Ndiaye, le sexagénaire (66 ans) a comparu hier devant le juge de la barre des flagrants délits de Dakar pourviol et pédophilie sur mineure, des faits qui se sont passés au quartier «Ndoyène Déni Youssou», le 5 mars dernier. Toutefois, la gamine a aussi été la victime d’un saisonnier nommé Aliou Sow Alias Gallo qui, au moment où les gendarmes étaient sur les lieux pour le cueillir, a pris la poudre d’escampette. Ainsi, au cours des débats, le vieux a nié les faits qui lui sont imputés. N’ayant que les mots pour se défendre, il en a usé comme il pouvait pour se tirer des griffes de dame justice. Il a expliqué au juge être incapable de violer qui que ce soit, vu son impuissance sexuelle. «En 2015, je m’étais marié avec une jeune fille de 24 ans et notre union n’avait duré que quatre mois ; j’ai divorcé d’elle, car je ne pouvais pas le satisfaire, vu mon âge et ma maladie de diabète», s’est-il défendu. Persistant toujours dans ses déclarations, «Tonton Oustaz» de préciser : «ma confrérie ne me permet pas de donner la main à une femme, à plus forte raison faire des attouchements sexuels». Toutefois, il a tenu à souligner avoir fait connaissance avec la tante de la gamine, Maty Diabaye, depuis les Parcelles Assainies. «Elle est une politicienne très influente. Je la conduisais auprès de marabouts pour ses actions politiciennes. C’est une mise en scène que Maty Diabaye aurait montée pour se débarrasser de moi», assène-t-il. Hélas pour lui, les constations de l’homme de l’art l’ont confondues. Parce que dans ses conclusions, le médecin a confirmé le viol avec défloration non récente de la vulve, associé à un test grossesse négatif. Chétive d’apparence, la fillette A. Ndiaye a balayé d’un revers de main les contestations de son agresseur sexuel. «Le vieux Chérif Ahmadou Fall abusait de moi sur la terrasse. La dernière fois, c’est quand je faisais la lessive. Après m’avoir effrayée, il m’a pénétrée au moment où j’ai voulu crier», a dit l’élève en classe de CM1. Avant de poursuivre : «après éjaculation, Tonton Oustaz m’a demandé de laver ma culotte». Sur le nombre de fois qu’elle a été abusée, la victime a précisé : «il m’a violée à plusieurs reprises. Par ailleurs, le vieux Aliou Sow dit Gallo, qui est un saisonnier, m’avait une fois invitée à le suivre au champ pour récupérer des citrons qu’elle devait remettre à ma tante Maty Diabaye. C’est sur ces entrefaites qu’il m’a fait entrer dans sa chambre et a abusé de moi, en exerçant des attouchements avant d’éjaculer sur moi», raconte la gamine. Appuyant sa fille, la plaignante Maty Diabaye a livré sa version des faits. D’après elle, en fin aout 2014, elle aurait déménagé dans sa nouvelle demeure à «Ndoyène Déni Youssou». Ce faisant, dit-elle, il continuait à inviter Chérif Ahmadou Fall dans sa maison pour ne pas interrompre les liens amicaux tissés depuis les Parcelles Assainies. Mais, selon elle, c’est le 29 février 2019 qu’elle a constaté que sa fille se plaignait de maux de ventre répétés. Et c’est ainsi qu’elle l’aurait transportée au centre de santé de Diamniadio. A sa grande surprise, dit-elle, elle découvre que A. Ndiaye a été abusée sexuellement après analyse du gynécologue. C’est pressée de questions qu’elle lui a révélé avoir été violée par Chérif Ahmadou Fall. Lors de sa plaidoirie, l’avocat de la partie civile a réclamé le franc symbolique, après avoir souligné la constance des faits. Là où le procureur a requis 10 ans de prison, vu que, selon lui, les faits sont avérés. Pour la défense, Me Babacar Mbaye a demandé une expertise par rapport à la puissance sexuelle et à titre infiniment subsidiaire une application bienveillante de la loi. Le tribunal qui n’a pas suivi Me Mbaye a condamné son client à 10 ans de prison ferme.

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