Pour le vol de 300 FCFA, Serigne Faye atterrit en prison

Insolite affaire que ce vol avec effraction nuitamment commis dans un véhicule évoqué mercredi dernier, devant le tribunal de Louga. La bizarrerie dans ce dossier tient à la modicité du butin empoché par le prévenu. Serigne Faye avait nuitamment dérobé 300 FCFA dans un véhicule en stationnement. Un larcin de crève-la-faim qui renseigne sur la mauvaise passe que traverse ce maçon qui, tenaillé par la conjoncture, cherchait désespérément la queue du diable pour la tirer.

Marie et père d’un enfant, Sérigne Faye a comparu mercredi dernier, devant le tribunal de Grande instance de Louga, pour vol commis la nuit avec effraction. Fait pour lequel, il a plaidé non coupable. Des dénégations systématiques qui ne prospéreront malheureusement, pas.

Sur les circonstances de ce vol commis avec effraction qu’il est accuse d’avoir commis dans la nuit 19 au 20 aout dernier, il déclare : « Je revenais des champs religieux organisés par mes condisciple du quartier Montagne, rentrant à mon domicile, à Santhiaba. Une fois à hauteur du Marché central, j’ai été surpris par un orage. J’ai cherché à m’abriter du vent violent sous une tente de fortune. En quittant les lieux, j’ai remarqué un véhicule mal garé sur la chaussée. Je me suis approché, ai tiré sur le poignet d’une des portières, qui s’est ouverte. Je suis monté à bord, attendant que la pluie s’arrête. J’y ai été surpris par un apprenti qui m’accusera de vol ».

Des allégations qui ne cadrent pas avec celles articulées à l’enquête préliminaire devant les limiers du commissariat urbain de Louga. Cependant, il sera démenti par la partie civile : « la nuit du vol, revenant de Keur Momar Sarr, j’ai garé mon véhicule aux abords du Marché central. Quelques instants après, mon apprenti m’a joint au téléphone, pour m’informer qu’il venait d’y surprendre un voleur.

Précisant l’avoir surpris fouillant dans mes affaires, il dit l’avoir enfermé dans lé véhicule. J’ai rapplique sur les lieux. Apres vérification, j’ai constaté que les 300 CFA que j’avais laissés sur le tableau de bord avaient disparu. C’est ainsi que nous l’avons conduit à la police. D’ailleurs, il avait reconnu les faits, motivant son larcin par le fait qu’il voulait se rendre Mpal, où il avait un chantier ».

Interrogé à nouveau, le prévenu, faute d’arguments valables, est reste bouche bée, avant de solliciter la clémence du tribunal. Au terme des débats, le parquet a requis l’application de la loi. Rendant son verdict, le tribunal a disqualifie les faits initialement visés (vol commis la nuit avec effraction), en vol commis la nuit, avant de condamner le maçon à 2 ans assortis de sursis.

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