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Allégation de la BBC et Cie sur les contrats pétroliers

Le procureur de la république instruit une enquête judiciaire

Le dossier de la gestion du pétrole et du gaz au Sénégal va connaître bientôt une évolution autrement plus sérieuse. Dans un communiqué rendu public, le ministre de la Justice du Sénégal dit saisir la Procureur général auprès de la Cour d’appel de Dakar pour l’ouverture d’une enquête sur l’ensemble des faits allégués.

La chaîne britannique BBC avait rouvert le dossier en diffusant, la semaine dernière un reportage tendancieux et orienté sur la cession de certains blocs sédimentaires notamment Saint Louis offshore profond et Cayar offshore profond à Petro Tim Ltd, alors qu’une autre compagnie irlandaise TULLOW Oil était en négociation sur les mêmes blocs.

BBC évoque également une transaction d’actions entre Petro Tim et British Petroleum entraînant le versement de taxes à une société (AGRITRANS) de M. Aliou Sall, frère du président de la république et ancien consultant de Pétro Tim, pour une valeur de 250 000 dollars. BBC n’a cependant pas apporté la moindre preuve pour ces allégations qui insinuent des malversations et des actes de corruption !

Pour ce qui le concerne, Aliou Sall a tenu une conférence de presse pour réfuter toutes ces « affabulations ». Le reportage intitulé : » Scandale à 10 milliards de dollars » fait allusion à des redevances d’une valeur de près de 10 milliards que BP devrait verser à Petro Tim d’ici quarante ans.

Pour la BBC, cette forte somme serait un manque à gagner pour l’État du Sénégal. Il est vrai qu’à première vue, ce chiffre faramineux fait sursauter, dans un pays où le revenu par tête d’habitant, tourne autour de 2 dollars. Ce que BBC n’a pas dit en revanche, c’est que la perception de redevances est une pratique courante et légale dans ce genre de transactions et qu’elle n’impacte nullement la part qui revient à l’État du Sénégal.

Ces redevances, dont BP conteste véhémentement le taux avancé par la chaîne britannique, serait un arrangement entre les deux sociétés contractantes. D’où, la responsabilité de l’État du Sénégal n’y est nullement engagée. Cette forme de manipulation de l’information a fait ses effets dans la société sénégalaise, où des citoyens réclament déjà -via les réseaux sociaux- à Aliou Sall, leurs parts de ces milliards « volés ».

En réalité, la perception de ces redevances qui feraient d’ailleurs beaucoup moins que la somme imaginaire de la BBC, s’étale sur une période de 40 ans. Pour beaucoup, il s’agit déjà de sommes encaissées. Pourtant dans cette affaire, M. Aliou Sall n’y est pour rien, si ce n’est l’insinuation tendancieuse que le reportage dirigé, a voulu volontairement faire à l’endroit de M. Sall.

Le reportage évoque, pour charger l’État du Sénégal, un rapport de l’IGE qui aurait recommandé au chef de l’État de ne pas parapher le décret attribuant un permis d’exploitation et de partage à Pétro Tim. Or, ce rapport, s’il existe, devrait être frappé du cachet de la confidentialité. Qui donc, a violé le règlement en mettant sur la place publique, le contenu de ce fameux rapport ? Le procureur de la république qui a initié une instruction, édifiera les Sénégalais sur les nombreuses allégations, suscitées par le reportage à charge de la BBC.

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