Huit charges pèsent sur le leader de l’opposition camerounaise

Huit charges pèsent sur le leader de l’opposition camerounaise arrêté lundi dans la soirée suite aux marches organisées par son parti politique.

Le professeur Maurice Kamto est détenu au Groupement Spécial Opérationnel (GSO). Il été entendu mercredi par les enquêteurs de cette unité d’élite de la police camerounaise.

Le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) a pour la première fois rencontré ses avocats et sa famille depuis son arrestation lundi.

M. Kamto qui selon ses avocats se porte bien avec le moral haut s’est désolidarisé des mouvements de colère qui ont conduit au saccage de certaines représentations diplomatiques du Cameroun à l’étranger.

Me Sylvain Souop indique que son client « assume les marches pacifiques » de son parti politique « qui ont eu lieu au Cameroun ».

« Le Professeur Kamto dénonce ce vandalisme des représentations diplomatiques camerounaises à l’étranger parce qu’il n’a jamais envoyé qui que ce soit casser quoi que ce soit à l’extérieur du Cameroun » a relayé l’avocat.

Des policiers ont tenté d’interroger M. Kamto mardi, chose qu’il a refusé, insistant pour que ses avocats soient présents lors de l’échange avec les enquêteurs ; ce qui a été finalement possible mercredi.

Après son interrogatoire, huit charges pèsent sur le leader du MRC dont celui d’attroupement, rébellion en groupe, hostilité contre la patrie, insurrection, incitation à l’insurrection, association de malfaiteurs et complicité.

Ces huit charges pèsent également sur les 200 autres détenus qui séjournent derrière les barreaux depuis la « marche blanche » du MRC réprimée le 26 janvier.

Au Cameroun, l’opposant Kamto sous les verrous
La détention de Maurice Kamto peut être prolongée jusqu’à vendredi (1er février), date à laquelle il sera traduit devant un juge pour être inculpé ou acquitté et libéré.

Selon le collège d’avocats qui s’est constitué pour sa défense, M. Kamto est victime d’une arrestation et d’une détention illégale et politique.

Le 26 janvier, plus d’une centaine de personnes ont été arrêtées à Yaoundé, à Bafoussam, à Douala et à Mbouda au cours de manifestations interdites par le régime.

Parmi elles, Paul-Eric Kingue, l’ancien directeur de campagne de Maurice Kamto, et le célèbre rappeur pro-Kamto, Valsero.

Six personnes ont été blessées, selon le MRC, notamment le militant Célestin Djamen, arrêté malgré ses blessures, et l’avocate Michelle Ndoki.

Le parti politique parle d’une répression à balles réelles ce que réfute le gouvernement camerounais.

« Aucun coup de feu à balles réelles n’a été tiré », a assuré le ministre de la communication, René Emmanuel Sadi, au cours d’une conférence de presse.

Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) annonce une nouvelle marche pacifique ce samedi 2 février. D’autres partis d’opposition pourraient se joindre au mouvement.

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