La jeunesse africaine invitée à « protéger jalousement » l’héritage de Mandela

Dakar, 18 juil (APS) – Nelson Mandela était un combattant de la paix dont l’œuvre et l’héritage doivent être « protégés et perpétués jalousement » par la jeunesse africaine qui devrait être celle qu’il a toujours rêvé pour le continent, a dit, mercredi à Dakar, le professeur et homme politique sénégalais Aliou Sow.

« Nelson Mandela s‘est battu pour que le monde soit meilleur. Il n’aimait aucune forme de domination. Nous sommes les dépositaires de l’héritage de Madiba et nous devons le protéger jalousement », a-t-il dit lors de la journée internationale Nelson Mandela marquant ses 100 ans,.

Introduisant le thème : « héritage de Nelson Mandela, jeunesse africaine et perspectives », M. Sow a soutenu que l’homme d’Etat Sud-africain est « célébré et donné en modèle partout dans le monde » pour avoir consacré toute sa vie à la cause des faibles et des opprimés.

Selon l’enseignant-chercheur, le défunt leader de l’ANC a mené une « lutte acharnée » contre l’injustice et donné une belle leçon de vie que le continent africain est tenu « de perpétuer afin d’être les africains de ses rêves ».

Pour Aliou Sow, « ce combattant de la paix qui a érigé l’éducation comme arme contre l’obscurantisme, étonnait et détonait même les racistes ». « Il était l’Afrique et l’Afrique était lui et le demeure », a-t-il souligné

« Son œuvre occupe une place importante dans l’histoire de l’humanité, de l’Afrique et d’Afrique du Sud en particulier », s’est félicité le Haut conseiller territorial qui invite au « courage, à l’optimisme et à la persévérance » pour perpétuer son legs.

A cette étape de son discours, il est largement revenu sur l’apartheid, une politique affectant des populations selon des critères raciaux ou ethniques conceptualisée et introduite en Afrique du Sud en 1948 et abolie le 30 juin 1991, grâce à la lutte acharnée de Nelson Mandela et de ses compagnons.

« Quand la légalité est immorale, il le combat. Sa lutte qui a permis de mettre fin à la guerre raciale est riche d’enseignements puis que son combat n’était pas pour une race, mais pour l’humanité », a-t-il dit du grand militant de la politique et de la démocratie.

Selon lui, « Nelson Mandela repose dans le panthéon des hommes qui ont fait l’humanité, mais ses valeurs de transparences et de résultats restent les principes des différents candidats de son parti l’ANC (Congrès national africain, en français) ».

« Il savait garder son cœur dans sa tête pour ne pas tomber dans le piège de l’adversaire et ne pas répondre la haine par la haine », a rappelé Aliou Sow qui s’indigne, quelque part, de la « menace qui plane sur ce riche héritage ».

« Nous voyons en Afrique et dans le reste du monde, la manipulation des peuples, l’exploitation des différences communautaires à des fins personnels », s’est désolé l’ancien ministre de la Jeunesse.

Toutefois, il souligne que « l’espoir existe toujours », citant comme exemple, le Premier ministre de l’Ethiopie, Abiy Ahmed qui, selon lui, a contribué à mettre fin au conflit vieux de vingt ans entre son pays et l’Erythrée en seulement quelques mois.

S’adressant à la jeunesse universitaire qui a pris part à la cérémonie, le professeur Sow, l’a invité à amorcer le changement de mentalités du contient si elle veut être « les dignes héritiers » de Mandela.

« Chaque jeune doit développer le sens du leadership afin d’inciter les autres à en faire autant », a dit le journaliste de formation qui a dénoncé le « pessimisme » des jeunes qui empruntent les bateaux.

« Mandela dit qu’on peut trouver sur le continent ce que nous allons chercher ailleurs en ayant confiance en soi et en étant optimiste », a-t-il indiqué.

Aliou Sow, au terme de son exposé, a proposé que la date du 18 juillet soit désignée comme date de lancement officiel des vacances citoyennes au Sénégal.

commentaires
Loading...

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. Ok